09 juin 2009
Petits plaisirs
Depuis plusieurs semaines, je vois en consultation les salariés d'une entreprise agro-alimentaire. Pour que cela ne gène pas trop la production, j'en vois quelques uns par semaine seulement, mais plusieurs semaines d'affilée. C'est la première fois que je les vois et je n'ai pas visité l'entreprise avant de les voir. Cela aurait pu être génant, mais comme je ne peux pas toujours visiter les lieux de travail avant de voir les salariés en visite, je sais faire mon travail de consultation sans connaitre les lieux. D'ailleurs, c'est le cas la plupart du temps pour les métiers du bâtiment dont je ne connaitrai jamais tous les chantiers.
J'ai donc commencé à voir chaque salarié de cette entreprise en avril et je continue. Je commence mes consultations par une petite présentation du métier que je fais, de manière à obtenir leur consentement pour les questionner sur leur travail. Je leur explique que j'ai besoin de savoir ce qu'ils font pour comprendre les risques professionnels. Au début, ils m'ont répondu: "ben, il y a qu'à venir voir". Bien sûr. Sauf que moi, j'ai trouvé l'exercice beaucoup plus intéressant comme ça. Cela les a obligé à m'expliquer ce qu'ils faisaient. Et plus ils arrivaient à me raconter, à partir de ce que je comprenais au fil des consultations, plus je comprenais l'intérêt de ne pas avoir visité l'entreprise avant. Je leur ai donc dit que je ne pourrais pas voir dans l'entreprise toutes les activités qu'ils font quand je viendrai une demi-journée seulement. Et ensuite, je leur ai dit qu'un visiteur ordinaire dans un site industriel, lors de sa première visite, est surtout en découverte du site, du process, et qu'il voit rarement ce que les hommes font. Ni d'ailleurs ce qu'ils ne font pas, ce qu'ils n'arrivent pas à faire ou ce qu'ils font d'un air naturel en se faisant mal. Je leur ai expliqué qu'alors, ils étaient en train de préparer ma visite d'entreprise en m'expliquant ce à quoi je devrais être particulièrement attentive en terme de santé dans leur entreprise lors de ma visite. Alors que si j'avais visité leur entreprise avant les consultations, eux comme moi, nous ferions comme si je connaissais le travail, alors que je n'y avais forcément rien compris.
Chacun s'est alors appliqué patiemment à me décrire son poste, son environnement de travail, les gestes, les mots, les tâches pénibles, le cumul des charges, les coopérations entre collègues, les douleurs physiques,... J'ai noté cela au fil des consultations sur une page de bloc-note que je transporte à chaque fois que je vois ces salariés. Je leur disais bien que je cherchais à comprendre les liens santé-travail. Pour certains, je leur ai sans doute dit aussi qu'ils sont eux-même les principaux acteurs de santé au travail, puisque non seulement je ne suis pas présente dans leur entreprise au quotidien, mais je connaitrai toujours moins bien le travail qu'eux.
La semaine dernière, j'ai vu le patron en consultation, il est arrivé un peu agacé, en me disant que je n'avais certainement pas compris ce qui se passait dans son entreprise, vu que les salariés racontent que ce qu'ils veulent, et que l'on ne peut pas se faire une idée avec ce que disent les salariés. Je crois qu'il a imaginé que les salariés s'étaient plaints, ou bien que j'avais cherché à leur faire dire du mal. Il a alors découvert ce que j'avais déjà compris, ce que j'avais expliqué à chacun (et donc à lui aussi). Je lui ai dit que mon métier est d'accompagner les entreprises et non pas de servir de bureau des pleurs ou de bourse du travail. Alors, nous avons pu parler de son métier, de sa façon de diriger l'entreprise. Au bout d'une heure et demie, j'ai mis fin à la consultation, nous avons convenu de nous rencontrer dans l'entreprise. A ce moment-là, il a été vraiment surpris de savoir l'heure qu'il était (quoi une heure et demie?) (ça, ça me fait un petit peu plaisir).
Dans l'une des consultations de la même journée, une salariée m'a dit: "vous savez, depuis qu'on a commencé les visites médicales avec vous, il y a des choses qui bougent dans l'entreprise". Et là, c'est vraiment pour moi un des petits plaisirs de la journée.
Si les entreprises peuvent se saisir de la santé au travail comme un des sujets qui les concerne, alors, j'ai l'impression d'avoir fait mon boulot.
Reste à aller voir !
25 mai 2008
Grande aventure
Mon activité a été bien remplie, je re-commence à être dans un rythme de croisière. Je suis depuis peu le médecin du travail d'une entreprise de 1000 personnes environ et cela m'occupe un tiers de mon emploi du temps. Cette entreprise travaille en 3*8, je vais donc faire connaissance avec elle. Disons qu'elle s'appelle Hibou. Elle fait partie d'un groupe mondial dirigé par des actionnaires. Depuis le début de cette grande aventure pour moi, je vis les événements d'une semaine à l'autre, entre consultations, visites d'entreprise, conversations individuelles avec les différents acteurs, internes et externes. Je comprends qu'un médecin ait pu écrire un "Journal d'un médecin du travail" bien avant moi. J'ai parfois aussi cette idée quand je sors de cette entreprise. Pour noter les événements, pour les analyser, les comprendre, prendre du recul. Par contre, il m'a été impossible jusqu'à aujourd'hui d'écrire ici des histoires au fil des jours, qui puissent être pertinentes, utiles et compréhensibles par tous...si elles me dépassent parfois...il me faut souvent quelques jours pour sortir de la pression qui règne pour arriver à en penser quelquechose, ce qui m'en dit long sur ce que vivent les salriés eux-même chez Hibou.
Vendredi, j'ai vu un salarié en consultation qui venait tous les jours à l'infirmerie pour se faire mettre des pommades sur son épaule qui le fait souffrir. Ce salairé a un poste qui consiste à apporter à la chaine le nécessaire pour la production, à l'aide de caisses empilées sur un charriot à roulettes. Avec des mouvemements répétés des épaules. Il a demandé depuis plusieurs semaines à ne pas faire ce travail (il a été en arrêt pour cette épaule en novembre...) et comme la personne qui doit faire ce travail est absente, son "superviseur" (le nouveau nom des contre-maitres) lui a demandé de faire le remplacement. Mais il recommence à avoir mal à l'épaule, et ne tient que grâce aux pommades quotidiennes de l'infirmerie. (En plus, il vient de perdre son père et sa femme est gravement malade.) Je l'ai donc mis inapte temporaire, j'ai appelé son médecin traitant. Il est donc en arrêt de travail. La veille, l'infirmier avait appelé quelqu'un de la DRH pour prévenir qu'il fallait absolument le changer de poste sinon, il risquait "d'être en maladie professionnelle"...mais sans effet.
Et à midi, le DRH de Hibou débarque poliment dans mon bureau pour comprendre comment ce salarié est devenu inapte dans la matinée. Il m'explique sa surprise puisque son objectif est de diminuer l'absentéisme et que manifestement, le mien n'est pas celui-là, je mets des gens en arrêt, un comble. Décidemment, il n'est pas aidé par son médecin du travail !!
J'ai répondu qu'il valait mieux un arrêt court aujourd'hui qu'un arrêt de plusieurs mois quand ce sera pire.J'ai expliqué que les soins à l'infirmerie, ce n'est pas une prise en charge médicale sérieuse: cela dépanne, mais ce n'est pas une solution contre l'absentéisme. Et enfin, j'ai répété que la lutte contre l'absentéisme, ce n'est pas empécher les gens malades de se mettre en arrêt !
J'ai répété que mon rôle n'est pas la "maintenance dtechnique des hommes" comme j'ai pu l'entendre, mais le conseil pour la prévention des risques, et donc la protection des salariés en danger. Sans espérer avoir su convaincre, j'ai vérifié ma capacité à tenir bon, courtoisement, mais fermement. Au cas où j'aurais eu des doutes.
Quand je vais chez Hibou, j'ai toujours une certaine anxiété. Est ce que je vais réussir à tenir bon ? Quand je vois ce qu'ils font de leurs cadres, de gentils salariés bien dressés, qui suivent bien les protocoles, je m'inquiète. Quand j'entends qu'ils ont résussi à faire 30% de bénefices au premier trimestre, et qu'il n'y a plus un sou pour améliorer les postes, même quand ils affichent leur principe de l'"amélioration continue", je m'inquiète. Quand le DRH lui-même préfère ne pas trop être au courant des changements d'affectation du personnel pour raison de santé, je m'inquiète. Quand les responsabilités du côté de la gestion des risques sont diluées, je m'inquiète. Et quand ils demandent que je vienne la nuit pour les visites, et que j'utilise leur système informatique pour valider tout et rien, avec une adresse interne et sans aucune trace papier (c'est ringard le papier ?), j'ai envie de partir en courant. Et pourtant, je dois m'accrocher au microscopique espoir de faire de la "santé au travail". Tenir bon pour les courageux qui tiennent en 3*8 chez Hibou. Tenir bon pour les cadres et les encadrants intermédiaires qui ne sont pas non plus en position facile, contrairement à ce que tout le monde imagine, enfermés de ce fait dans une sorte de "prison dorée".
Je remonte mes manches et je tente donc cette grande aventure...ça tombe bien, il ya un nouveau "Indiana Jones" qui sort" !
12 novembre 2007
Le patron qui voulait être "gentil" (2)
Je suis revenue dans mon service, le temps de reprendre mes repères...Je vous remercie de vos encouragements, je vais enfin raconter cette histoire qui commence un peu à dater...pour pouvoir continuer ce carnet avec les histoires au fil des journées, des consultations, et des questionnements qui apparaissent (comme celui, récent, sur le médecin qui a été mis en examen...).
Je suis donc allée voir le patron du salarié en souffrance, en prévoyant un rendez-vous en deux temps: d'abord avec le patron pour faire connaissance, me présenter comme c'était la première rencontre, et ensuite, avec le salarié. La première partie du rendez-vous, le patron m'a expliqué que la qualité du travail du salarié s'était dégradé, et, photos à l'appui, m'a démontré que ce salarié ne le satisfaisait plus. Il a aussi évoqué les négligences vestimentaires, les attribuant essentiellement à des événements de vie privée. Il a expliqué tout ce qu'il avait pensé faire de bon pour ce salarié, quitte même à lui payer des vêtements neufs ! Mais rien n'y faisait, le salarié n'allait pas mieux. Il ne comprenait pas du tout.
Avec le salarié (qui était toujours en arrêt), le rendez vous m'inquiétait un peu, je ne savais pas très bien comment interpréter les éléments des deux côtés vus séparément, ni comment j'allais pouvoir les conseiller pour que cela s'améliore.
En fait, j'ai juste posé une question détonateur au salarié: est ce que vous pensez pouvoir reprendre le travail au poste que vous occupiez avant ? Et la réponse m'a suprise: "ah ben non, puisque j'ai bien vu comment l'apprenti s'est fait engueuler l'autre jour !"...??? Ca alors, c'est un autre salarié qui se fait reprendre et c'est lui qui ne veut pas reprendre son poste, là, je ne comprenais pas du tout, et tout c'est éclairci rapidement. Une conversation houleuse s'est déclanchée entre le salarié et le patron, ils étaient en train de laver leur linge sale, comme s'ils n'avaient jamais pu parler ensemble vraiment. (Confort moyen!)
La femme du patron, secrétaire dans l'entreprise, qui travaille dans un bureau voisin, est arrivée dans le bureau pour se joindre à la conversation. Le patron m'annonce qu'il va cesser une partie de l'activité de l'entreprise parce que les salariés travaillent mal. Je me suis dit que c'était vraiment le monde à l'envers: le travail est mal fait, et alors, on change l'activité de l'entreprise pour convenir aux salariés ???
Ce qui m'est apparu franchement à ce moment-là, c'est que le patron voulait être "gentil". Il voulait que cela se passe bien dans l'entreprise, il avait vraiment le souci de chacun au point de ne prendre aucune sanction, et trouvait les salariés plutôt ingrats. Je lui ai signifié mon étonnement de l'absence de sanctions face aux fautes de travail ou de non-respect des règles normales de travail, il m'a dit qu'il ne voulait pas être un "sale con de patron", je cite, parce que cela m'a vraiment choqué d'entendre un chef d'entreprise parler de son poste et des autres patrons de cette manière.
Je lui ai donc fait les recommandations suivantes:
-faire respecter les règles normales de travail dans une entreprise, ce n'est pas être "méchant", c'est normal.
-ne pas considérer que les salariés sont là pour être gentils, mais pour faire du TRAVAIL donc il faut que ce travail soit fait, les salariés jugés sur leur travail et non sur leur personne. (c'est-à-dire qu'ils peuvent être bons et mal sappés, par exemple, si cela ne gène pas le fonctionnement de l'entreprise).
-arrêter d'interpréter les affaires dans son entreprise d'un point de vue affectif.
J'ai conseillé au salarié d'essayer de reprendre goût à son travail, et d'essayer de mieux signaler les difficultés rencontrées dans la réalisation des tâches avec le patron. Exposer un problème de réalisation du travail, ce n'est pas être "méchant", c'est se donner les moyens de faire son travail et d'être reconnu pour cela, les patrons n'ont parfois pas pensé à tout !
Depuis lors, le salarié a repris le travail, il n'est plus en arrêt.
Pour des raisons d'organisation de mon service, je ne suis plus cette entreprise...
23 mai 2006
Du nouveau !
J'ai obtenu des dossiers pour ranger les quelques documents concernant mes entreprises, rangés ainsi par ordre alphabétique. Mes consultations me donnent matière à savoir ce qui va être nécessaire dans ces entreprises: cela détermine des priorités, les entreprises où il est urgent d'aller pour parler de santé au travail, et les autres qui en font déjà.
Certaines de mes entreprises ont l'air d'avoir besoin d'aide bientôt, les salariés ne semblent pas avoir ce qu'il faut (certains se payent même leurs chaussures de sécurité). Comme je ne suis pas l'inspecteur du travail, sauf danger immédiat, je vais commencer par prendre rendez-vous, me présenter. D'ailleurs, un employeur mécontent de l'absence de médecin du travail dans le service à mon poste pendant 6 mois, a téléphoné pour savoir si on prenait la responsabilité de ses visites d'embauche "hors délai". J' ai pris rendez vous avec lui pour qu'il me parle de ses inquiétudes et je lui ai quand même rappelé que si l'inspection du travail ne trouve que cela a lui reprocher, ce sera plutôt indulgent. Non mais.
Les salariés que je rencontre sont vraiment disposés à parler de santé au travail, alors, bien sûr, il y a les préssés ou les conditionnés, qui commencent parfois la consultation par un "j'me mets à poil tout de suite, là?", question à laquelle je réponds que j'ai besoin de faire connaissance d'abord. Mais dans l'ensemble, tous sont prêts à décrire l'activité, répondre aux questions, expliquer. Même avec poésie, humour, et sourires attendris.
18 mars 2006
Changer de médecin du travail
"Changer de médecin du travail" a été une requète Google ayant mené jusqu'ici.
En fait, c'est vraiment une question très grave, puisque contrairement aux médecins habituellement consultés, ces médecins ne sont pas au choix des salariés, ni des entreprises. La "visite" ou consultation médicoprofessionnelle est obligatoire selon une périodicité généralement reglementaire. INcoyable, mais vrai, on ne peut pas chnger de médecin du travail, même si celui qu'on a n'obtient pas notre estime, qu'on a parfois avec lui un rapport exécrable. Au pire, on peut faire une lettre à son chef, en espérant ne pas être le seul.
Pour ma part, je propose plutôt une autre solution: changer votre médecin du travail. Je m'explique. Au lieu de vouloir changer de médecin du travail, vous pouvez au moins essayer de le changer. En essayant dans certains cas de lui laisser la possibilité de comprendre de nouvelles chose. Puisque c'est le seul espoir, autant essayer. Alors, il faut imaginer que ce médecin n'a tout simplement pas compris la situation (c'est quand même le cas le plus fréquent, si cela ne va pas bien). Autant lui donner de nouveaux éléments, tenter de lui expliquer encore et encore, de manière différente à chaque fois. Il m'est arrivé de ne rien comprendre à la situation d'un service. J'y suis allée plusieurs fois, je ne comprendais RIEN. Je ne comprenais pas leurs problèmes, je ne comprenais pas les enjeux politiques, et hooop, au bout de quuelques mois (eh oui, il faut parfois de la patience), j'ai eu un déclic. Chacun des intervenants a eu la patience de me répéter les choses de manière différente, mais un beau jour, j'ai fait le lien entre toutes les conversations, et tout a pris du relief. Je n'ai sans doute pas tout compris, mais l'essentiel pouvait enfin être remodelé. Donc, premièrement, insiter.
Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que certains médecins du travail ont peur de ne pas savoir (c'est le défaut des médecins en général, d'ailleurs), en tout cas de montrer qu'ils ne savent pas. (ça la fout mal de ne pas savoir, hein?). En fait, ce n'est pas vraiment si vrai que cela, puiqu'un ingénieur qui ne sait pas comment résoudre un problème, on ne lui dit pas d'emblée "gros nul dégage", en général, non. Un expert en Santé au Travail, cela devrait être le cas. Donc, il faut tenir compte de cette peur pour ne pas braquer un médecin, ne pas exiger des réponses tout de suite au top. Deuxièmement, donc, ne jamais prendre de front un médecin qui fait celui qui sait tout, et lui laisser le temps de réflechir à la question posée.
Enfin, les salariés ont le droit de consulter leur médecin du travail à leur demande, ces rencontres sont aussi là pour pouvoir mettre en dialogue des questions qui pourraient concerner le métier même du médecin du travail. "Que faites vous, et pourquoi ?". Même, si l'envie vous prend, vous pouvez aussi être partie prenante dans le fonctionnement des services inter-entreprises, il y a des projets intéressants à mener.
Donc, ce n'est pas changer DE médecin du travail, mais changer LE médecin du travail, encore plus malin, et beaucoup plus rentable !
09 février 2006
La chaleur...humaine ?
J'ai l'impression d'une victoire, puisque j'ai demandé au médecin du travail de l'entreprise où il faisait 16° la semaine dernière comment il faisait pour consulter à des températures pareil, parce que, personnellement, cela m'avait dérangé, et qu'en plus je ne souhaitais pas tomber malade (ce qui est le cas quand même, mais bon). Il m'a juré de s'en occuper, tout en me certifiant que cela fait des années qu'il le réclame et que cela ne se fait jamais. (mais entre nous soit dit, il ne s'en étonne, ni ne s'en émeut pas plus que cela).
Arrivée lundi matin avec le suspense de savoir si oui ou non l'entreprise aurati jugé utile de me mettre un radiateur dans le cabinet de consultation, j'étais bien décidée à annuler toutes les visites si cela n'était pas décent, et de faire venir la direction et les DP pour le justifier. En fait, j'ai rapidement apprécié la douce chaleur qui régnait dans le bureau, et le ravissant petit convecteur qui avait pris place sur le mur, bien fixé, et tout, branché et en état de marche juste derrière ma chaise.
Une impression de victoire... et de chaleur aussi que l'humanité avait bien mérité !
N'empèche que je crois que le médecin du travail de l'entreprise qui a aussi profité de cet aménagement, a surtout eu peur qu'on puisse mettre en évidence que lui, dans son activité, il trouvait cela acceptable !!
...et ça aussi a pour moi un petit goût de victoire, d'avoir pu faire poser pour les salariés en slip un petit radiateur alors que le médecin habituel s'en moque un peu. En plus, c'est même par lui que je l'ai obtenu, et c'est bien.
Aaaahhh la chaleur...humaine !
